dimanche 15 novembre 2015

Conférence "les arts de la citoyenneté", Mamadou Diouf, historien, mardi 17 novembre 2015, 20h, Hexagone

Une soirée avec l’historien sénégalais Mamadou Diouf

CONFÉRENCE — MARDI 17 NOVEMBRE 20H
HEXAGONE MEYLAN

Spécialiste de l’histoire du Sénégal, de la démocratie et de la citoyenneté en Afrique, Mamadou Diouf contribue à la présence de l’Afrique sur la scène intellectuelle mondiale. Il s’intéresse en particulier à la jeunesse et aux diverses formes de l’islam, dont le soufisme.
Aujourd’hui directeur de l’Institut d’études africaines à l’Université Columbia de New-York, il porte un regard critique et sans complaisance sur les sociétés africaines contemporaines.
Il montre, par une lecture attentive des mutations sociales, politiques, économiques et culturelles des villes sénégalaises, comment se développent des stratégies, des innovations culturelles, mais aussi des recompositions sociales et spatiales sur ces territoires. Comment les ressources locales et globales se réorganisent-elles pour se mettre au service de formes inédites de mobilisation et d’actions politiques ?
Il est membre de l’Institute for Religion, Culture and Public Life, vaste programme de recherche initié par l’Université Columbia de New York sur la tolérance et ses différents modèles à travers les âges et les cultures.
Conférence animée par Luc Gwiazdzinski 

samedi 7 novembre 2015

Voyages au bout de la nuit, Revue de l'ENA n°453, juillet-août 2015


Temps biologique du repos, temps social de l’intime, la nuit a bien souvent revêtu au cours de l’histoire les habits sombres de « l’heure du crime » ou de la fantasmagorie des contes et légendes. Devenue aujourd'hui un temps social de plus en plus important, en particulier pour les jeunes, transformée en nouveau marché et en pourvoyeur important d’emplois, la nuit s’est métamorphosée aux yeux des « habitants du jour ». Cette « diurnisation de la nuit », selon la formule du géographe Luc Gwiazdzinski, a donc logiquement fait l’objet, depuis quelques années, d’une attention soutenue des acteurs publics, et n’est plus l’apanage de la seule – et mythique – brigade mondaine parisienne. Des « États généraux de la nuit à Paris » organisés par la Mairie de Paris aux initiatives de l’Etat en faveur du développement de « chartes de la vie nocturne » visant à concilier les différents usages de la nuit – repos, travail et divertissement –, les autorités publiques prennent de plus en plus en compte ce temps et cet espace particulier qu’est la nuit et en font progressivement un objet de politique publique. Parce que nous assistons à un investissement croissant de la nuit par le jour, un dialogue approfondi entre acteurs publics et privés de la nuit est nécessaire pour bâtir pas à pas une nouvelle « administration de la nuit. »


http://www.aaeena.fr/publications/la-revue/lena-hors-les-murs-revue-de-lassociation-des-anciens-eleves-de-lena/voyages-au-bout-de-la-nuit-juillet-aout-2015-ndeg453

Rien ne s'oppose à la nuit - Thomas Lavielle et Julien Neutres
De mille et une nuit ... Interroger la nocturité - Aurore Monod Becquelin et Jacques Galinier
Vers des politiques publiques de la nuit  - Luc Gwiazdzinski
The night in the Americas - Will Straw
L'Economie de la nuit - Charles Trottmann
La nuit saisie par le droit - Angélique Delorme
La Ville de Paris et la nuit - Frédéric Hocquard
La nuit, enjeu de sécurité - Bernard Boucault
La nuit enjeu social - Eric Pliez
Les nouvelles tendances de la nuit parisienne - Antoine Baduel
Le sommeil : un enjeu de santé publique - Damien Léger
Eloge de l'ombre : la nuit, enjeu culturel - Vincent Martigny
Des nuits blanches sous un ciel noir ? la protection de la nuit, nouvelle préoccupation des territoires - Collectif Renoir
Une autre vérité après minuit : Patrick Rimoux, sculpteur de lumière - Jérôme Neutres
Quand la nuit fait l'histoire - François Devoucoux du Buysson
Jean Moulin et l'ordre de la Nuit - Thomas Lavielle
La nuit au cinéma - Olivier Hébrard et Christophe Witchitz
Nuit et littérature - François Broche
La nuit avec Asmodée, ou des origines romanesques du contrôle social nocturne - Etienne Leterrier-Grimal
La nuit à Rungis - Stéphane Layani
Déambulations baudelairiennes à Orsay, la nuit - Jean-Christophe Gracia et Cyril Noël
Voyage au bout d'une nuit sans  jour - Michel Szersnovicz
Voyage au bout de l'horizon - Bernard Dujardin
Rêve ! - Emilie de Fos
Comme en plein jour - Jacques Attali

samedi 24 octobre 2015

Nous sommes Samuel
Lettre ouverte à Monsieur le Préfet de l'Isère

C'était un beau jeune homme à l'oeil tendre. Vingt ans. Ne jamais laisser dire que c'est le plus bel âge de la vie; car il est mort, d'une balle de chasseur destinée à un chevreuil, paraît-il. C'était sur un sentier de Belledonne très fréquenté, où il marchait un samedi avec un copain, étudiant comme lui; le copain ne fut que blessé.

Ainsi donc, encore une vie de volée. Au moins soixante ans de vie, selon les statistiques. Les voleurs de vie plaident l'accident; ben oui, parce que leur créneau c'est plutôt les vies animales. C'est donc un forcément regrettable accident. Mais statistiquement obligatoire : si vous mettez sur le même territoire des utilisateurs de cet espace aussi divers qu'alpinistes, passionnés des petites fleurs, observateurs tout aussi passionnés des oiseaux, familles dotées de nombreux enfants tous plus incontrôlables les uns que les autres, amoureux à la recherche d'un nid douillet à titre précaire, et chasseurs dotés d'une arme potentiellement mortelle (il faut bien), comme à l'époque où ce territoire était dix ou vingt fois moins fréquenté. Qu'imaginez-vous que cela puisse produire comme résultat ? La réponse est statistique mais très partielle : comment prendre en compte tous les temps de vie supprimés, tous les manque à vivre (c'est plus qualitatif et inclue, la douleur des parents et des proches), les pertes sèches en termes de retours sur investissements (ça coûte combien à produire un humain socialisé productif ? Les assureurs et les économistes ont mesuré cela).

Samuel, tu vois, ta mort nous coûte trop cher.

L'analyse est forcément incomplète mais la conclusion se profile : on ne peut pas sur le même territoire juxtaposer des activités dont certaines sont par définition mortifères. Par ailleurs nous ne disposons que d'une planète pour tous, que d'un territoire pour tous. Il faut donc PAR-TA-GER.
Partager le temps, les jours, pour les uns et pour les autres.
Partager l'espace, pour les uns et pour les autres.
Le temps : un jour de non-chasse, six jours de chasse ? Un cheval, une alouette ? Avez-vous mesuré le volume comparé des chasseurs et des autres usagers des espaces naturels ?
L'espace : n'est-il pas absurde d'inclure, dans les périmètres de chasse, des chemins de randonnée très fréquentés, comme celui qui va de Freydières au Refuge de la Pra, ce chemin G.R.1 où Samuel a été tué ? Ne peut-on établir un partage plus rationnel de l'espace, ou demeure-t-on dans le domaine du rapport de force entre celui qui tient le fusil et celui qui tient la cible ? Et cela y compris au sein d'un conseil municipal.

Monsieur le Préfet, n'est-il pas temps d'aider les maires à prendre des arrêtés, si possible intercommunaux, pour définir des règles organisant l'espace et le temps au plus juste des différents usages - sans coller sur la chasse une étiquette activité économique lui conférant d'emblée une priorité qu'elle n'a pas. Sans que le poids du lobby des voleurs de vie pèse davantage que celui de ceux qui portent la leur au long des chemins, tant qu'il le peuvent.

Ne pas le faire, c'est de la non assistance à Samuels en danger, et Samuel c'est nous.

Texte : Jean Jonot

dimanche 4 octobre 2015

L'ATELIER DE L'IMAGINAIRE, Jouer l'action collective, 2015, Antoine Conjard, Serge Gros, Luc Gwiazdzinski, Fabienne Martin-Juchat & Thierry Ménissier, Elya Editions



L’Atelier de l’imaginaire est un rassemblement volontariste de professionnels réinterrogeant leurs pratiques de recherche, d’enseignement, d’action culturelle et artistique, leur manière d’aborder le territoire et les forces qui y jouent. L’atelier regroupe des enseignants-chercheurs issus des trois universités grenobloises, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de l’Isère et l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan. 
Leur projet : une expérimentation collective visant l’exploration de l’imaginaire contemporain, la formation des étudiants de master (Master « Innovation et territoires » – Université Joseph Fourier, Master « Médiation, art et culture » – Université Stendhal, Master « Management de l’Innovation » – Université Pierre Mendès-France) et de personnes en formation continue, et la co-construction d’une réflexion-action avec les partenaires et les artistes des Rencontres-i, Biennale Arts Sciences.

"L’Atelier de l’imaginaire est une formidable invitation à l’expérimentation. J’applaudis à ce livre où chaque auteur montre comment il s’est transformé en explorateur aux frontières du possible et de l’impossible. Ils invitent le lecteur non seulement à dévoiler son imaginaire et à découvrir l’imaginaire des autres, mais également – ce qui est plus rare – à en tirer des conséquences pratiques. A partir d’expériences, ils essaient d’envisager comment des êtres différents pourraient faire ensemble ce qu’ils ne parviendraient jamais à réaliser seuls. Ils m’ont donné envie de contribuer à leurs travaux et j’espère que de nombreux lecteurs feront de même".

Theodore Zeldin,
Historien, sociologue et philosophe

samedi 3 octobre 2015

"L’Atelier de l’imaginaire, jouer l’action collective", 2015, Thierry Ménissier, Luc Gwiazdzinski, Fabienne Martin Juchat, Serge Gros, Antoine Conjard, Elya Editions

Sortie de l'ouvrage "L’Atelier de l’imaginaire, jouer l’action collective", 2015, Thierry Ménissier, Luc Gwiazdzinski, Fabienne Martin Juchat, Serge Gros, Antoine Conjard, Elya Editions

Mots clés : urbanisme, expérimentations territoriales, collectif, espace public, situation


COLLOQUE FAIRE THEATRE AU XXIème siècle, Jeudi 8 octobre, théâtre de l'hexagone, Meylan



http://theatre-hexagone.eu/portfolio-items/faire-theatre-au-xxie-siecle/

COLLOQUE
PANORAMA DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES AU CONTACT DU THÉÂTRE
AMPHITHÉÂTRE – MAISON MINATEC – GRENOBLE
JE 08 OCTOBRE 10H > 17H

S’interroger sur ce que c’est que faire théâtre au XXIe siècle c’est tenter d’éclaircir et de comprendre les enjeux qui se posent au spectacle vivant à un moment où sa matière et son sujet sont pris dans des mouvements de mutation à grande échelle. Sa matière : les techniques qu’il mobilise, les corps qui l’incarnent, les attentions auxquelles il s’adresse, les imaginaires qu’il coproduit, et son sujet : l’humain et le monde, sont remodelés par les mutations sociales, technologiques et environnementales (environnement social, écologique, culturel, médiatique…) que nous vivons et dont nous participons. Cette interrogation s’inscrit dès lors dans un mouvement large de recherche.

« Les arts de la scène sont confrontés à un redoutable défi: comment rendre compte de ce présent mondialisé ? Comment en faire le récit ? En dire toute l’ambiguïté ? La réponse passe forcément par la technique.» Écrit Bruno Tackels dans son dernier ouvrage, Les Écritures de plateau. Chargé de mission pour la recherche à la DGCA (Direction générale à la création artistique du ministère de la Culture et de la Communication), c’est lui qui animera autour de la question des nouvelles écritures, ce colloque qui se tient à un moment où la DGCA construit un dispositif de recherche pour le théâtre.

Ce colloque ne se penchera pas sur la recherche en matière théâtrale au sens strict. Chaque artiste développe sa propre recherche. Ce qui en sera le fil conducteur c’est bien en quoi la relation du théâtre avec les sciences et technologies, dessine de nouvelles manières de raconter, porte de nouveaux récits.

Cette recherche est conçue comme inter-médiale (notamment par les usages du numérique), interdisciplinaire (le théâtre agrégeant toutes les formes artistiques, des plus archaïques aux plus technologiques, par sa capacité à faire œuvre de tout). Cette recherche entre par là en contact avec le domaine de l’archéologie des médias, qui s’attache à cerner les caractéristiques et les origines des supports de l’information, des formes médiatiques qui constituent notre environnement attentionnel. Elle entre aussi en contact avec une acception large du design par une vision étendue de la dramaturgie. La dramaturgie faisant le lien entre l’espace du théâtre et l’espace social d’usage des techniques. Elle pourra ainsi s’attacher à une forme de futurologie des médias dans une perspective d’innovation : quelles sont les manières de raconter le monde, de dire les histoires, avec les outils en cours d’invention, que nous pourrions ou devons inventer ?

Cette recherche est également politique, parce qu’elle s’engage dans les perspectives de l’écologie de l’attention, dans la guerre des imaginaires à l’œuvre à l’échelle planétaire tant dans la lutte contre les obscurantismes et pour une laïcité universaliste, que dans la résistance et la capacité à construire une alternative au récit libertarien de la singularité.

Il s’agit, par ce colloque, de nourrir le travail, les méthodes et les perspectives des différents réseaux qui, sur le territoire, œuvrent à la relation entre arts et sciences; mais également de soutenir l’élaboration de la Charte de la TRAS – la Transversale des Réseaux entre Arts et Sciences – qui a montré la nécessité d’agir tout au long d’une chaîne allant de la recherche à l’éducation artistique, scientifique et technique en passant par la création, la production, la diffusion, la formation et l’édition. L’ensemble de ces éléments montre la nécessité de construire un nouveau registre esthétique, c’est-à-dire une nouvelle manière d’envisager la place de l’art dans la société, dans le champ de ce que Bernard Stiegler appelle la néguanthropologie, c’est-à-dire un projet de civilisation qui envisage le dépassement de l’anthropocène, cette ère définie par Paul J. Crutzen comme celle où l’homme devient un acteur de l’histoire biophysique de la planète en y produisant du chaos. Dépasser l’anthropocène suppose de construire les référentiels d’imaginaires individuels et collectifs capables de surmonter les imaginaires de chaos et de destruction, les imaginaires de surpuissance majoritairement diffusés par la société du spectacle.

Le projet à long terme de ce colloque est de dessiner les grandes lignes d’une dynamique de recherche sur l’écriture (au sens d’écriture des médias, ce qui englobe le texte mais aussi l’écriture de plateau, l’écriture de scénarii, pour la vidéo pour le net, pour l’exposition – logique intermédiale) telle qu’elle est influencée par l’inévitable contexte de la culture qui est indissociablement artistique, scientifique et technique. Dynamique qui s’incarnera dans le rapprochement en construction du futur CNAS (Centre National Arts Sciences) avec l’UMR Litt&Arts de l’Université de Grenoble Alpes.

La prise de compétence en matière de culture scientifique et technique par la nouvelle métropole de Grenoble, les récentes séances de travail avec les acteurs de la culture scientifique, les travaux avec un groupe plus restreint (avec le CCSTI la Casemate, le Muséum de Grenoble, le projet de Planétarium à Pont-de-Claix), avec notre partenaire historique qu’est le CEA, avec les partenaires de l’Atelier de l’Imaginaire, apportent à ce rendez-vous un enjeu supplémentaire: accompagner un projet de territoire naissant.

Ce projet ne part pas de rien. Les multiples initiatives associatives, universitaires, le travail réalisé à l’Atelier Arts Sciences grâce au partenariat fort entre le CEA et le futur Centre National Arts Sciences, les initiatives issues des Biennale Arts Sciences successives, la vigueur du dispositif de culture scientifique et technique du CCSTI de Grenoble et ses multiples partenaires, montrent la capacité de travail en commun, la qualité du terreau de la Métropole.

Le terreau grenoblois n’est pas pris ici en exemple, il est envisagé comme lieu d’émergence de la construction de nouveaux imaginaires, fruits d’une histoire à la fois locale et mondialisée, en interaction avec de multiples réseaux régionaux, nationaux, européens et internationaux. Le territoire de Grenoble est un acteur mondial majeur en matière de recherche scientifique et technologique. Il participe pleinement à la production des médias du futur. Si la technologie n’a pas en elle-même de sens, ses modes d’utilisation en sont porteurs et sont un enjeu pour le devenir collectif.

Antoine Conjard
Directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan

Déroulé

† 10h : Ouverture par Antoine Conjard

† 10h20 : Introduction sur la recherche en matière de théâtre contemporain par Bruno Tackels

† 10h30 : Objets techniques et dramaturgies : influences croisées – Julie Valéro, Dominique David

† 11h15 : Gestes théâtraux et subjectivités computationnelles par Yves Citton

†† Repas 12h30 – Visite EXPERIMENTA   ……

† 14h : Première table ronde autour de la publication : L’Atelier de l’imaginaire, jouer l’action collective – Thierry Ménissier, Luc Gwiazdzinski, Fabienne Martin Juchat, Serge Gros, Antoine Conjard

† 15h : L’éducation artistique et culturelle dans le contexte du croisement arts et sciences – Brigitte Lallier-Maisonneuve

† 15h30 : Deuxième table ronde : La fable et la culture scientifique et technique : comment penser un Planétarium au 21e siècle. Jean Lilensten, Laurent Chicoineau, Antoine Depaulis, Frédérique Aït Touati

† 16h30 : La parole aux auteurs : 
Histoires scientifiques
 – Carole Thibaut, Alexandros Mistriotis

† 16h50/17h : Conclusion par Bruno Tackels

Journée ponctuée par les interventions de Valérie Cordy.

Téléchargez le dossier de préparation du colloque qui sera ensuite remis à chaque participant.



LES INTERVENANTS

♦ YVES CITTON
Enseignant-chercheur, HDR, Professeur des Universités en littérature française du XVIIIe siècle à l’Université Stendhal – Grenoble 3, il est membre de l’équipe LITT&ARTS et co-directeur de la revue Multitudes. Dans le domaine des études de l’attention il a publié récemment Pour une écologie de l’attention (Paris, Seuil, 2014). Il s’intéresse aussi à l’archéologie des médias et a publié Gestes d’humanités. Anthropologie sauvage de nos expériences esthétiques (Armand Colin, 2012), Renverser l’insoutenable (Seuil, 2012), Zazirocratie. Très curieuse introduction à la biopolitique et à la critique de la croissance (Paris, Éditions Amsterdam, 2011), L’Avenir des Humanités. Économie de la connaissance ou cultures de l’interprétation ? (Éditions de la Découverte, 2010), ainsi que Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (Éditions Amsterdam, 2010).

♦ ANTOINE DEPAULIS

Neurobiologiste et directeur de recherche à l’Inserm au Grenoble-institut des neurosciences, il y dirige depuis 2003 une équipe composée de biologistes et de cliniciens dont le travail porte sur la compréhension des réseaux de neurones et de cellules gliales qui génèrent ou contrôlent les crises d’épilepsie. Outre ses publications scientifiques, il a coordonné plusieurs actions vers le grand public et les associations de malades, a réalisé des films d’animation et sert à l’occasion de « poisson pilote » dans l’univers des Neurosciences pour des artistes que le cerveau inspire.

♦ CAROLE THIBAUT

Auteure, metteuse en scène et comédienne, elle dirige la Cie Sambre avec laquelle elle crée la plupart de ses spectacles depuis vingt ans. Elle est également directrice artistique de Confluences (Paris 20e), artiste associée au Théâtre du Nord–CDN de Lille-Tourcoing et elle prend la direction du Centre dramatique national de Montluçon en cette rentrée. Elle prépare également un travail d’écriture pour l’Atelier Arts Sciences. Passionnée par toutes les formes d’écritures (scéniques, numériques, textuelles, orales…), elle alterne les créations pour de grands plateaux (en 2015-16 Monkey Money),des solos (Fantaisies), des performances (Longwy Texas, conférence intime et performée autour de la sidérurgie lorraine, qu’elle créera également cette saison), ou encore des installations numériques immersives (2015 Une liaison contemporaine). Artiste engagée, sa démarche de création est étroitement liée à des rencontres avec des publics de toutes origines.

♦ BRIGITTE LALLIER MAISONNEUVE

Directrice d’Athénor Nantes-Saint-Nazaire, structure de production, création et diffusion artistique, elle est particulièrement impliquée dans l’invention de méthodes d’éducation artistique et culturelle autour de créations contemporaines auprès du jeune voire très jeune public. Elle écrit notamment dans Cultiver, paru en 2001 dans la collection 1001 bébés, sur la réception du spectacle par les tout-petits.

♦ FRÉDÉRIQUE AÏT-TOUATI

Chargée de recherche au CNRS, elle est rattachée au laboratoire CRAL depuis l’EHESS. Elle y travaille sur les relations entre la littérature et les savoirs, plus particulièrement sur le lien entre fiction et hypothèse, notamment dans son ouvrage Contes de la Lune, essai sur la fiction et la science modernes publié en 2011 dans la collection NRF Essais chez Gallimard. Elle s’intéresse à la mise en scène des savoirs au théâtre et c’est dans cette perspective qu’elle monte avec Bruno Latour le projet Gaia Global Circus au théâtre des Amandiers à Nanterre, actuellement en tournée et programmé à l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan.

♦ ALEXANDROS MISTRIOTIS 

Il est né le 17 août 1973 à Ottawa, Canada, il a grandi à Athènes, Grèce. Il a fait ses études en France à l’ESBAM (École supérieur des beaux-arts de Marseille). Son parcours l’a amené à la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie, le multimédia, le théâtre et la danse, en ordre alterné. Les performances de ses textes font partie de son projet pour un «Théâtre de la Quiétude» inscrit dans une recherche sur l’oralité contemporaine et restent, donc, non publiés. Son profil artistique est fuyant et son travail oscille entre les images et les textes, la présence et la représentation, la rigueur et l’imprécision etc. Il fait partie d’une scène indépendante grecque émergente qui défend la faiblesse et la disparition et qui se méfie des médias et des institutions. Depuis quelques années, il est invité à intervenir en Europe sur des thèmes divers tels que la relation de l’art avec la société ou la relation de la technologie avec la culture.

♦ VALERIE CORDY
Plasticienne, musicienne, danseuse, informaticienne, metteure en scène belge, elle est directrice de la Fabrique de Théâtre / Service provincial des arts de la scène du Hainaut depuis 2013. En tant qu’artiste spécialisée dans les nouvelles écritures impliquant la technologie et la culture numériques, elle participe en 2001 à la fondation du collectif Metamorphoz. Elle a créé nombre de spectacles et présentations multimédias au théâtre et au cinéma, mêlant textes littéraires, images vidéo et musiques, dont l’Astéroïde issu du projet Sondes auquel elle a participé en 2012 au Centre national des écritures du spectacle de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Elle est membre de l’Institut international du théâtre et depuis 2007 de la Commission Arts numériques.

♦ JEAN LILENSTEN

Directeur de recherches à l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (IPAG), il contribue aux avancées scientifiques sur les environnements spatiaux planétaires, dans les domaines de la planétologie et de la météorologie de l’espace, par des développements théoriques et expérimentaux qui le conduisent annuellement en Arctique et en Laponie. L’importance qu’il accorde à la diffusion des sciences auprès du grand public l’a conduit à créer un simulateur auroral, la Planeterrella, qui participe à un spectacle avec la conteuse Jennifer Anderson. Il est impliqué dans le projet d’un planétarium numérique et d’un musée des sciences de l’Univers dans la banlieue grenobloise, qui ouvrira ses portes au public en 2017.

♦ LAURENT CHICOINEAU

Directeur de La Casemate, Centre de culture scientifique technique et industrielle (CCSTI) de Grenoble, il est professeur associé à l’Université Stendhal de Grenoble, où il enseigne l’histoire de la culture scientifique et des institutions de médiation culturelle et scientifique au Master de communication scientifique et technique. Il est également chargé de mission « Numérique et culture scientifique, technique et industrielle » par le secrétariat d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. À travers le CCSTI, il est partenaire de la Biennale Arts Sciences, Rencontres-i depuis sa fondation en 2003.

♦ DOMINIQUE DAVID

Ingénieur, docteur en traitement du signal, expert senior CEA, habilité à diriger les recherches en électronique et traitement de l’information, il est membre du conseil scientifique du CEA-LETI. Son axe de recherche majeur concerne les interactions entre l’homme et les univers numériques. Il initie et conduit à MINATEC-Ideaslab les études en capture du mouvement visant à doter les dispositifs numériques d’une capacité à interpréter le mouvement du vivant, qui conduisent à la naissance de deux startup : Movea et Isketchnote (ISKN). Il est auteur ou co-auteur de plusieurs dizaines de publications et brevets internationaux. À partir de 2007, il contribue à l’essor de l’Atelier Arts Sciences CEA – Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan, dont il est à présent conseiller scientifique.

♦ JULIE VALERO

Enseignante-chercheure, docteure en Études Théâtrales, maître de conférences à l’Université Stendhal – Grenoble 3, elle est l’auteur du livre Le théâtre au jour le jour (L’Harmattan, 2012) et de plusieurs articles portant sur les processus de création d’un théâtre aux frontières de la science, de l’art et des technologies (Fabriquer un théâtre technologique, Revue Ligeia, Dossier « Théâtres laboratoires », n°137-140, Janvier-juin 2015). Elle est également dramaturge auprès d’artistes aussi différents que Jean-François Peyret et Antoine Defoort. Julie Valero est membre du collectif Troisième bureau (Grenoble), qui promeut les écritures théâtrales contemporaines.

L’ATELIER DE L’IMAGINAIRE

Il regroupe des enseignants-chercheurs issus des trois universités grenobloises, le Conseil en architecture, urbanisme et environnement (CAUE) de Grenoble et l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan. Leur projet : une expérimentation collective visant l’exploration de l’imaginaire contemporain, la formation des étudiants de master et de personnes en formation continue, et la co-construction d’une réflexion-action avec les partenaires et les artistes des Rencontres-i, Biennale Arts Sciences. Il regroupe :

♦ THIERRY MÉNISSIER

Enseignant-chercheur habilité à diriger des recherches, Professeur des Universités en philosophie à l’UPMF – Grenoble 2 au sein de Grenoble institut de l’innovation, il est spécialiste de philosophie politique (axé sur Machiavel) et d’histoire des idées. Il est directeur du comité de rédaction de la revue Recherches sur la philosophie et le langage, revue de l’EA Philosophie, Pratiques & Langages, édition J. Vrin. De 2005 à 2014, il a présidé la Société Alpine de Philosophie, association Loi de 1901 fondée en 1952. À ce titre, il est cofondateur en 2010 des Rencontres Philosophiques d’Uriage qui s’inscrivent dans son souci constant de diffusion de la philosophie auprès du grand public, tout comme sa participation à l’Université de tous les savoirs, et les cours publics donnés dans le cadre de la SAP. Il publie entre autres en 2010 Machiavel ou la politique du Centaure, aux Éditions Hermann, puis La Liberté des contemporains. Pourquoi il faut rénover la République, Grenoble, P.U.G. Il est associé au travail de l’Hexagone et de l’Atelier Arts Sciences dans le cadre de l’Atelier de l’Imaginaire.

♦ FABIENNE MARTIN-JUCHAT

Enseignante-chercheure, Professeure des Universités en sciences de la communication à l’Université Stendhal – Grenoble 3, elle est Vice-Présidente valorisation ALLSHS et partenariats de l’Université Stendhal – Grenoble 3. Elle développe une anthropologie par la communication corporelle et affective. Elle est docteure en sciences du langage, spécialiste de la nouvelle économie de l’affectivité et de la gestion sociale du corps  et des émotions. Elle est membre du Gresec et y développe un programme de recherches sur l’émergence de nouvelles formes de communications et de médiations organisationnelles. À ce titre, elle coopère avec des artistes dans le cadre de recherches sur la construction sociale des mouvements médiés ou non par les techniques, sur le rôle des coopérations arts – sciences dans la conception de dispositifs innovants d’apprentissage collectif, sur les conditions du transfert de connaissance entre artistes et acteurs du monde socio-économique. En 2015, elle publie entre autres : Improvisation et communication ou l’art de travailler ensemble autrement, colloque international Resiproc, Canada. Elle est associée au travail de l’Hexagone et de l’Atelier Arts Sciences dans le cadre de l’Atelier de l’Imaginaire.

♦  LUC GWIAZDZINSKI

Enseignant-chercheur, docteur en géographie, Professeur des Universités à l’Université Grenoble-1 au sein de l’Institut de Géographie Alpine dont il vient d’être nommé directeur et où il est responsable du Master Innovation et territoires, ainsi qu’au laboratoire Pacte 5194 (UMR CNRS-IEP-UJF-UPMF). Diplômé de l’Institut des hautes études en aménagement et développement du territoire européen, ses recherches portent sur la question de la ville, de l’innovation urbaine, des temps et des mobilités. Son travail sur la géographie de la nuit l’a mené à explorer des protocoles géo-artistiques d’immersion et à développer un «urbanisme sensible». Il publie entre autres en 2010 avec G. Rabin, Urbi et Orbi, Paris appartient à la ville et au monde, et en 2005, La nuit, dernière frontière de la ville, aux éditions aux Éditions de l’Aube.

♦ SERGE GROS

Architecte de formation et enseignant au sein de l’École nationale d’architecture de Grenoble, il dirige le Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de l’Isère depuis de nombreuses années. Cet organisme d’intérêt général au service de la qualité de notre cadre de vie, spécialisé dans la médiation technique et culturelle suscite de nombreuses démarches innovantes et culturelles et intervient auprès de tous les publics, sous des formes variées.
 Partenaire cofondateur de la Biennale Arts Sciences, Rencontres-i et de l’Atelier de l’Imaginaire, il accompagne l’équipe de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan depuis plus de 10 ans.

♦ ANTOINE CONJARD

Directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan depuis 2001, il est engagé dans une démarche plaçant l’art et les artistes au cœur des processus d’innovation sociale et technologique. Dans la lignée des théories de Bernard Stiegler, construire des liens entre l’artisanat du spectacle vivant, la recherche technologique, les industries culturelles et les groupes sociaux est pour lui une manière d’enrayer les processus d’acculturation à l’œuvre. C’est un chemin pour réinventer une forme d’éducation populaire du XXIe siècle. En initiant la Biennale Arts Sciences, Rencontres-i puis l’Atelier Arts Sciences, avec Jean Therme, directeur du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives de Grenoble. Il met en œuvre un laboratoire innovant liant un centre de recherche de niveau mondial et une scène nationale, pour permettre aux artistes de nourrir leurs imaginaires au plus près des bouleversements initiés par la science et les technologies.

dimanche 27 septembre 2015

Glisse urbaine, Luc Gwiazdzinski, film sur la glisse urbaine "Arpentage Hors-Piste // Retrospective - Off Road Pacing -

Intervention Luc Gwiazdzinski dans le film sur la glisse urbaine "Arpentage Hors-Piste // Retrospective - Off Road Pacing - on @Vimeo https://vimeo.com/138537880?ref=tw-share

Arpentage Hors-Piste // Retrospective - Off Road Pacing - English subtitled
from ARTSN Video (Arsène Jurman) PLUS  2 weeks ago ALL AUDIENCES
"The two first steps were made in November 2013. First of all, along with Guillaume Chaboud and Davai production, we realeased a small film that was broadcasted during the festival. Over 40.000 people have been exposed to this video: its aim was to explain to an unsuspecting audience the way rollerbladers alternatively look upon the city. Moreover, we also did three shows in different places in the little neighbourhood where the festival took place. More precisely, 5 skaters (Rémy Meister, Mathieu Heinemann, Hadrien Bastouil, Charlie Ruckly and myself) tried to skate, while Johan Berthonneau explained to the public what street skating actually is (for example, how we choose a spot, what’s our lifestyle like, etc). Several urban planners worked on this project too, and explained both to the public and ourselves how urban space is conceived and built. The whole project is basically a meeting between an unsuspecting public, urban planners, and a bunch of street skaters.Interview.
The last step of a project is always the hardest one… But it is now certain that a retrospective documentary on this original event will be broadcasted worldwide soon. It is edited by Arsène Jurman and ARTSN Video. Not only will you get to see original tricks but also interviews of skaters, urban planners, and the artistic director as well. In the next few days I will be working on the diffusion. I have already met some institutions, festivals, and websites outside of blading that are interested. We will see where that road leads us."

L'huile de palme

mercredi 26 août 2015

LES DERNIERES HAIES TOMBENT A RUSSANGE (57390)… ARRETEZ LE MASSACRE !!!!

LES DERNIERES HAIES TOMBENT A RUSSANGE DANS LE PAYS-HAUT ! ARRETEZ LE MASSACRE !!!!

A Monsieur le maire de Russange, à Monsieur le président de l'intercommunalité et à tous les élus, responsables et citoyens du Pays-Haut,


Les agriculteurs arrachent en ce moment les dernières haies qui subsistaient encore à Russange et dans le Pays-Haut. En quelques années ils ont transformé le paysage varié du Plateau et des vallons en steppe désertique et nous avons laissé faire.

C'est honteux et désormais interdit par la loi ! Vous trouverez facilement les noms de ces fous avides et soucieux de profits à court terme.

Au lieu de donner des leçons au Brésil sur l'Amazonie ou d'attendre la grand messe de la COP 21, empêchons le saccage du Pays-Haut par quelques agriculteurs ! Eux qui cherchent actuellement notre soutien doivent également comprendre nos propres besoins et attentes, si toutefois ce sont les mêmes.

Le paysage est un "bien commun", un atout pour le Pays Haut et le Grand Duché proche ! Je suis écoeuré !

Ils auront finalement tout massacré ! Et personne n'aura rien dit ou fait !

Vous devez faire quelque chose ! La commune et l'intercommunalité doivent agir aux côté des services de l'Etat. La puissance publique doit sévir en faisant respecter les lois et imaginer une large sensibilisation au paysage qui est un construit social et un trésor dont nous sommes tous responsables.

Mobilisez les élus et les citoyens de ce territoire ! Ces prédateurs n'ont plus le droit de détruire de la sorte notre environnement !

Le maintien de ces haies est un enjeu fondamental en matière de développement durable, d'écologie, de bio-diversité, de santé et même d'économie. Ces paysages et ces haies font partie de notre identité ! Protégeons les !

Ne lâchez pas !



Luc Gwiazdzinski

...de trop loin malheureusement

vendredi 14 août 2015

3ème Université des Alpes les 16, 17 et 18 septembre à Megève

Les Alpes, sources d'énergies positives…Dans 2 mois, mercredi 16 septembre, l'Université des Alpes ouvrira ses portes, au Palais des Sports de Megève, pour sa troisième rentrée universitaire !
Au programme : 3 jours de conférences, d'échanges, de rencontres et pour sa troisième année consécutive le prix "Jeune chercheur alpin" qui récompensera 4 étudiants dont les travaux de recherche portent sur les Alpes et la montagne. Sans oublier la convivialité caractéristique à l'Université des Alpes. Une occasion unique et originale de venir faire le plein d'énergies positives à Megève, les 16, 17 et 18 septembre 2015.
Programme complet et inscription sur http://www.universitedesalpes.com

samedi 1 août 2015

conférence Theodore Zeldin, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence de Jean Viard, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence de Robert-Vincent JOULE, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conference Alain Faure, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence de Philippe Bourdeau, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence de Philippe Bourdeau, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence Lise Bourdeau-Lepage, rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence Jean Philippe Lachaux, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence Charles Ramond, Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

conférence Ilios Kotsou, Avenue centrale, rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski 2014-2015

conférence de Lou Burnard, conférences Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

Conférence Stephan Shankland, Cycle de conférences Avenue centrale rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

Conférence Yves Citton, Cycle de conférences Avenue centrale, rendez-vous en sciences humaines, Luc Gwiazdzinski, 2014-2015

mercredi 29 juillet 2015

Penser le fragile et l’incertain en vue d’une société vive, Olivier Frérot, Luc Gwiazdzinski Libération, 28 juillet 2015

Penser le fragile et l’incertain en vue d’une société vive
Olivier Frérot, Luc Gwiazdzinski
Libération, 28 juillet 2015
http://www.liberation.fr/societe/2015/07/28/penser-le-fragile-et-l-incertain-en-vue-d-une-societe-vive_1355271

« Habiter, c’est à chaque instant bâtir un monde où avoir lieu d’être. 
Bâtir, c’est gouverner, non administrer »
Henri Maldiney

Chaque jour qui passe nous apporte son lot de dysfonctionnements de nos institutions publiques, que ce soit pour les projets d’aménagement ou d’équipement (aéroport Notre-Dame des Landes, barrage de Civens, Center parc de Roybon, ferme des mille vaches…), de durcissement des fonctionnements (à l’hôpital, à l’école, à la sécurité sociale, …) de scandales politico-financiers, d’autoritarisme croissant (droit des étrangers, …) ou de déni de démocratie (fusion des Régions, Grèce, …). Souvenons-nous de la panique suscitée il y a quelques mois par le survol de nos centrales nucléaires - symboles de la puissance de nos industries et de l’Etat- par de fragiles drones dont on ne sait toujours rien. Force des images et des imaginaires.

Ces mauvais fonctionnements se sont multipliés et nous n’exagérons plus en parlant de la déliquescence des institutions de notre République. Passé le temps du désarroi et de la sidération, il est indispensable de penser ce qui leur arrive, pour imaginer une vision nouvelle de cette métamorphose profonde de notre société. Ainsi pourrons-nous comprendre pourquoi nos institutions publiques ne peuvent plus y répondre, et chercher activement d’autres voies en ouvrant grands nos yeux, nos intelligences et notre sensibilité à l’affut des signaux faibles.

Rappelons tout d’abord que nos institutions issues de la modernité sont essentiellement fondées sur la foi en la science et la raison, qui irrigue nos philosophies depuis quatre siècles. Mais, cette croyance est fortement affaiblie en ce début de 21ème siècle, du fait de la faillite des idéaux liés au Progrès et des catastrophes environnementales. Elle l’est également par la découverte progressive de l’incomplétude radicale des mathématiques, donc de toute science et par conséquent de toute modélisation alors même que ce processus s’est imposé partout dans les politiques publiques et chez les financiers, gestionnaires et juristes qui contrôlent les organisations.

Les difficultés actuelles de la conduite des grands projets d’aménagement illustrent de façon paradigmatique la paralysie des corps techniques de l’État qui furent les fleurons des institutions républicaines. Cette paralysie vient de la non-prise en compte de l’évolution profonde de la société. Cette dernière se retrouve de moins en moins dans une vision de toute-puissance de la technique, de la science, du droit, et de la finance incarnée par ces institutions, qui se montrent de fait incapables d’inventer de nouvelles méthodes intégrant les contradictions dynamiques de la société. Nos institutions ont désormais perdu, au sens propre, leurs raisons d’être. Ne sachant/pouvant plus innover sur le plan sociétal, elles sont souvent gangrenées par le clanisme et habitées par le cynisme de leurs dirigeants et de leurs experts. Il paraît désormais impossible de les réformer sans aller à leurs racines, là où se trouve la croyance en la puissance opératoire de la science et de la raison. Mais ces racines sont irrémédiablement dévitalisées.

A contrario, il apparaît indispensable de regarder ce qui est en train de naître en dehors ou à côté des institutions qui s’effondrent. Ces émergences basées sur la discrétion, la fragilité, la simplicité, l’ouverture, le partage et la solidarité, accueillent également l’incertitude structurelle et structurante de notre quotidien. Ainsi en est-il, entre autre, de l’économie sociale et/ou solidaire qui inaugure une économie renouvelant les solidarités et les coopérations au sein de notre société et qui préfigure de nouvelles formes organisationelles, a priori moins pérennes, car renonçant à la maîtrise et à la toute-puissance. Partout dans le monde, on assiste également à l’apparition de nouvelles formes de mobilisations et d’organisations souvent temporaires. Elles sont le fait de collectifs mixtes, d’artistes, de professionnels ; de citoyens qui innovent au quotidien, fabriquent des situations au sens de Guy Debord et contribuent à l’émergence d’un espace public du faire. Elles se situent souvent dans l’entre-deux, le tiers, le hors là et le hors les murs, loin des enceintes et cénacles institutionnels. Elles s’affirment sur la toile et s’incarnent dans les rues, sur les places dans une « esthétique de la débrouille » du bricolage et de la palette, entre désobéissance, résistance et mobilisation citoyenne, dynamique politique et jeu, design de situations et transgression, clandestinité et mise en scène spectaculaire, frugalité et ambition, jardinage et révolution. 

Ces mobilisations, collectifs hybrides, nouveaux assemblages, configurations et territorialités temporaires et éclatées qui émergent derrière le décor chancelant d’institutions à bout de souffle, confirment la fin de la période dite Moderne et le basculement vers un monde plus ouvert et incertain où des mots comme improvisation ou sérendipité prennent un sens. D’autres organisations vont sans doute émerger de cet en-commun qui apparaît, à bas bruit, dans l’horizontalité de la société. Fondées sur la non-puissance et la non-permanence, elles seront plastiques, malléables et en transformation continuelle.
Ces évolutions nous obligent déjà à investir des modes de pensées qui mettent la science et la raison à une place seconde par rapport à la vie, et à l’existence, là où les paradoxes règnent et où le discours rationnel cède la place à la sensibilité, à l’art et à la poésie. Certaines philosophies existentielles et relationnelles anciennes, trouvent des prolongements chez les penseurs contemporains qui veulent prendre à bras-le-corps et tenir ensemble les contradictions de notre monde, sans oblitérer les apports des débats philosophiques des dernières décennies. Ces philosophies de la liberté, de l’advenir, et de l’impossible qui s’enracinent dans des pensées de l’existence et de l’indicible, retrouvent aujourd’hui un espace de déploiement inattendu et ouvrent des chemins inédits pour la pensée et pour l’action à travers l’incertitude et l’incomplétude de notre monde. Elles nous permettent de comprendre les nouvelles solidarités qui se tissent discrètement dans la profondeur de notre société. Les valeurs qui les sous-tendent ne sont plus fondées sur la croyance en la maîtrise et la puissance de la technique et de la science, mais sur la confiance en l’altérité, c'est-à-dire sur les relations fluides et imprévisibles qui relient les humains entre eux et, au niveau de notre planète, les humains, les vivants et les choses, ouvrant le moment écologique dans lequel nous sommes entrés.

Pour penser ces nouvelles organisations, il faut nous tourner vers des philosophies pour lesquelles la vie et l’existence priment sur la science et la rationalité. Il en sera de même de la sensibilité, de l’art et de la poésie vis-à-vis du discours totalement objectivant. Nous devons aller à la découverte d’une nouvelle anthropologie qui tienne ensemble l’Un et le Multiple afin de nous ouvrir sans peur à l’altérité, inventer de nouvelles philosophies politiques, où l’individuel et le collectif, le je et le nous, s’articulent et s’épaulent, de telle sorte que l’un et l’autre s’épanouissent toujours davantage dans la joie de l’hospitalité de la diversité. Les visages multiples, qui s’exposent désormais en permanence dans notre quotidien, nous invitent à partager un nouveau Grand Récit commun, qui raconte l’aventure de notre humanité, un cheminement toujours neuf, qui se parcourt dans la vivacité collective, qui retrouve le goût de la confiance et qui conduit au pays de l’amitié. 


Olivier Frérot est ingénieur des Ponts et Chaussées. Vice-recteur de l’UCL à Lyon. Il vient de publier « Solidarités émergentes, institutions en germe », 2015, Chroniques sociales et « Nos institutions publiques à bout de souffle », 2014, Centre littéraire d’impression provençal. Luc Gwiazdzinski est géographe, enseignant-chercheur en aménagement et urbanisme à l’IGA, responsable du Master Innovation et territoire, Université Joseph Fourier, Grenoble.

samedi 4 juillet 2015

mardi 30 juin 2015

Non l'égalité territoriale n'est pas dépassée, réponse à Philippe Estèbe

L'égalité territoriale n'est pas dépassée
Réponse à Philippe Estèbe


Le court terme hurlant ne peut occulter le long terme silencieux.
Edgar Pisani


Les temps changent...
Dans Libération du 8 mai 2015 (http://www.liberation.fr/politiques/2015/05/08/les-grandes-villes-sont-en-train-de-prendre-le-pouvoir-sur-le-territoire_1299734), Philippe Estebe directeur de l'IHAEDATE validait la suprématie des métropoles, l'inégalité des territoires et la fin du modèle français...

C'est son droit ! Dont acte !
Le Branding, le marketing territorial et la compétition auraient donc eu raison du triptyque républicain...et de nos rêves.
Le modèle français avec ses communes, échelons de base de la démocratie et socles d'une démocratie chaude et  l'Etat garant des grands équilibres aurait succombés sous le coup de boutoirs de la mondialisation, des réseaux et des mobilités.

Exit l'aménagement du territoire de grand papa, vision spatiale de la République !
Exit cette belle vision : "recherche d'une meilleure répartition des hommes, des activités et des richesses pour le bien-être des habitants".
Adieu le long terme.
Bonjour l'émotion et la précipitation.
Nous voilà condamnés au court terme et à la proximité.

Pour ma part, je reste persuadé qu'il ne faut pas confondre le constat de déséquilibre et la vision politique. L'un ne doit pas se substituer à l'autre.

S'il faut vraiment faire le deuil de l'aménagement du territoire et lui préférer quelques "solidarités horizontales entre communes"...alors à quoi sert encore l'Institut des Hautes études d’aménagement des territoires en Europe ?
Quid d'un intérêt général localisé dans un pays où l'Etat assurait ce rôle ?
Pourquoi renoncer à l'aménagement du territoire avec une échelle suffisante pour l'arbitrage, une vision et des moyens pour une République des petits compromis territoriaux.

Penser c'est dire non !
Ne validons pas les déséquilibres et les disparités entre citoyens.
Ne laissons pas "ringardiser" la République et ses territoires.
Ne fabriquons pas de l'insécurité territoriale dans une République à la carte.

Les petits arrangements, agencements, ruses et bricolages locaux ne peuvent faire office de stratégie territoriale. Le développement local ne remplacera pas l'aménagement du territoire.
Trop de distance et trop de proximité nuisent.



Luc Gwiazdzinski

lundi 22 juin 2015

Conférence Olivier Frérot, Solidarités émergentes, Institutions en germes, 25 juin 2015, Lyon

Conférence Olivier Frérot, Solidarités émergentes, Institutions en germes, 25 juin 2015, Librairie La Procure, 9, rue Henry IV, Lyon

https://solidaritesemergentes.wordpress.com

Pour regarder l’avenir avec confiance, il apparaîtra alors nécessaire de regarder ce qui est en train de naître au coeur de notre société, en dehors des institutions actuelles, à savoir des germinations basées sur la discrétion, la fragilité, la simplicité, l’ouverture, la solidarité, mais aussi accueillant l’incertitude structuelle et structurante de notre quotidien. Ces dimensions émergentes signalent la fin de la période dite Moderne et son basculement vers un monde plus ouvert.

samedi 13 juin 2015

Faire de sa vie une œuvre d'art, Theodore Zeldin, Mardi, 30 Juin 2015, MSHAlpes, Grenoble

Faire de sa vie une œuvre d'art
le Mardi, 30 Juin, 2015 - de 12:15 à 13:15
Theodore Zeldin
http://www.avenue-centrale.fr/Theodore_%20Zeldin

Une civilisation qui s’essouffle a besoin de nouvelles ambitions.

Les anciens  disaient (et disent toujours) : sois vertueux !
Malheureusement cela a fait fleurir l’hypocrisie.
Les modernes ont dit : Sois indépendant !
Malheureusement cela a fait pousser l’anxiété.

Que faire aujourd’hui ?

Je vous l’expliquerai, mais pas ici, et pas en un mot !



Animateur : Luc Gwiazdzinski  - Saison 1 (2014-2015)

Une archéologie des media : pour quoi faire ? Yves Citton, Conférences Avenue centrale, Rendez-vous en sciences humaines

Une archéologie des media : pour quoi faire ? Yves Citton
Mardi, 21 Octobre, 2014
Conférences Avenue Centrale, rendez-vous en sciences humaines
MshAlpes, Luc Gwiazdzinski

https://youtu.be/0yI-I6rA5WE via @YouTube

L’archéologie des media est un champ d’études bien installé en Allemagne et dans les pays anglo-saxons, mais encore peu identifié en France. Elle espère nous aider à mieux comprendre les transformations sociales actuellement induites par « la révolution numérique » en revisitant les inventions de « media » antérieurs à 1900.

Que peut-on (ou non) considérer comme des « media » ? Que peut nous apprendre la littérature du XVIIIe siècle sur la télévision ou sur nos usages d’Internet ? L’archéologie des media préfère observer des objets concrets ou des fictions imaginaires que faire des théories. Mais c’est bien notre pensée des media qu’elle espère transformer.


Fête du vélo ! Emission CO2 mon amour, Denis Cheissoux, France Inter, 6 juin 2015, Véronique Michaud, Marine Bigo, Luc Gwiazdzinski, Dick Annegarn, Jean-Luc Saladin, TxeTx Etcheverry et Amaury Piquiot

Fête du vélo ! Emission CO2 mon amour, Denis Cheissoux, France Inter, 6 juin 2015

La petite reine déchaine les passions. Nombreux sont les artistes à magnifier la bicyclette ! La place du vélo dans les villes comme dans les esprits se renouvelle. La loi sur la transition énergétique intègre le vélo. Ce week-end c'est la Fête du vélo !
avec : Véronique Michaud, Marine Bigo, Luc Gwiazdzinski, Dick Annegarn, Jean-Luc Saladin, TxeTx Etcheverry et Amaury Piquiot

http://www.franceinter.fr/emission-co2-mon-amour-fete-du-velo

Interview de Luc Gwiazdzinski, géographe, Premières Universités d'Eté de l'architecture, Conseil national de l'Ordre des architectes, 16 octobre 2014, Marseille.

Interview de Luc Gwiazdzinski, géographe, lors de la journée de restitution des premières Universités d'Eté de l'architecture organisées par le Conseil national de l'Ordre des architectes le 16 octobre 2014 à Marseille.
http://webtv.architectes.org/a-la-une/universites-dete-de-larchitecture-2014/interview-de-luc-gwiazdzinski/

Politecnico di Milano - UJF-IGA (Master Innovation et territoire) - Corso: "Scenografie di luce. Gianni Ravelli, Luc Gwiazdzinski



Corso : "Scenografie di luce / Cours scenographie de la lumière,  Gianni Ravelli, Luc Gwiazdzinski, Politecnico di Milano - Université Joseph Fourier, Grenoble (IGA) (Master Innovation et territoire), 2014

lundi 27 avril 2015

Nouveaux outils et dispositifs pédagogiques face à l'incertain, Luc Gwiazdzinski, Lyon, 4 mai 2015

Nouveaux outils et dispositifs pédagogiques face à l'incertain, Luc Gwiazdzinski,
(A)ménager autrement 3ème forum des métiers
Les métiers de l’urbain face à l’incertain
4 mai 2015 8h45 – 17h15
14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

http://www.iul-urbanisme.fr/…/uplo…/Plaquette-Forum-2015.pdf

dimanche 26 avril 2015

Contre le projet d'abattage des arbres le long de nos routes ! Non monsieur Cazeneuve ! Notre richesse c'est aussi nos paysages !


Sauvons les arbres au bord de nos routes et protégeons nos paysages !


Le Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé un audit sur l'abattage des arbres en bord de route, pour raisons de sécurité.
En 1970, Jacques Chabin Delmas avait voulu faire la même. Le Président Georges Pompidou lui avait répondu !!!!




Lettre de Georges Pompidou, Président de la République Française 
A Jacques Chaban-Delmas, Premier Ministre, en date du 17 juillet 1970

Mon cher Premier Ministre,

J’ai eu, par le plus grand des hasards, communication d’une circulaire du Ministre de l’Equipement -Direction des routes et de la circulation routière- dont je vous fais parvenir photocopie. Cette circulaire, présentée comme un projet, a en fait déjà été communiquée à de nombreux fonctionnaires chargés de son application, puisque c’est par l’un d’eux que j’en ai appris l’existence.

Elle appelle de ma part deux réflexions : La première, c’est qu’alors que le Conseil des Ministres est parfois saisi de questions mineures telles que l’augmentation d’une indemnité versée à quelques fonctionnaires, des décisions importantes sont prises par les services centraux d’un ministère en dehors de tout contrôle gouvernemental ; la seconde, c’est que, bien que j’ai plusieurs fois exprimé en Conseil des Ministres ma volonté de sauvegarder « partout » les arbres, cette circulaire témoigne de la plus profonde indifférence à l’égard des souhaits du Président de la République.

Il en ressort, en effet, que l’abattage des arbres le long des routes deviendra systématique sous prétexte de sécurité. Il est à noter par contre que l’on n’envisage qu’avec beaucoup de prudence et à titre de simple étude, le déplacement des poteaux électriques ou télégraphiques.

C’est que là, il y a des administrations pour se défendre. Les arbres, eux, n’ont, semble-t-il, d’autres défenseurs que moi-même et il apparaît que cela ne compte pas. La France n’est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et, quelle que soit l’importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage.

D’ailleurs, une diminution durable des accidents de la circulation ne pourra résulter que de l’éducation des conducteurs, de l’instauration des règles simples et adaptées à la configuration de la route, alors que complication est recherchée comme à plaisir dans la signalisation sous toutes ses formes. Elle résultera également des règles moins lâches en matière d’alcoolémie, et je regrette à cet égard que le gouvernement se soit écarté de la position initialement retenue.

La sauvegarde des arbres plantés au bord des routes -et je pense en particulier aux magnifiques routes du Midi bordées de platanes- est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de la nature, pour la sauvegarde d’un milieu humain.

Je vous demande donc de faire rapporter la circulaire des Ponts et Chaussées et de donner des instructions précises au Ministre de l’Equipement pour que, sous divers prétextes (vieillissement des arbres, demandes de municipalités circonvenues et fermées à tout souci d’esthétique, problèmes financiers que posent l’entretien des arbres et l’abattage des branches mortes), on ne poursuive pas dans la pratique ce qui n’aurait été abandonné que dans le principe et pour me donner satisfaction d’apparence.

La vie moderne dans son cadre de béton, de bitume et de néon créera de plus en plus chez tous un besoin d’évasion, de nature et de beauté. L’autoroute sera utilisée pour les transports qui n’ont d’autre objet que la rapidité. La route, elle, doit redevenir pour l’automobiliste de la fin du vingtième siècle ce qu’était le chemin pour le piéton ou le cavalier : un itinéraire que l’on emprunte sans se hâter, en en profitant pour voir la France. Que l’on se garde donc de détruire systématiquement ce qui en fait la beauté !

Georges Pompidou


NB. Merci au paysagiste Eric Lenoir qui a attiré notre attention sur cette folie !

jeudi 23 avril 2015

Actions et expérimentations citoyennes et artistiques dans l’espace public. Entre néo-situationnisme et esthétique de la bricole, Conférence Luc Gwiazdzinski, 12 mai 2015,

Séminaire TERRITOIRES ESTHETIQUES, CRH / LAVUE

M. BOUCHIER – D. DEHAIS


Actions et expérimentations citoyennes et artistiques 
dans l’espace public. Entre néo-situationnisme et esthétique de la bricole

Luc Gwiazdzinski, Géographe, mardi 12 mai, salle 705
CRH/LAVUE - ENSAPVS
3-15 quai Panhard et Levassor 750013 Paris



Dans le contexte mouvant, entre « métropoles liquides » (Bauman, 2000) et « art à l’état gazeux » (Michaud, 2004), de nouvelles pratiques hybrides, associant art et espace, création artistique et production urbaine émergent et dépassent la seule mise en scène de la « société du spectacle » (Debord, 1967). 

Dans l’entre-deux et hors les murs, l’espace public devient à la fois le lieu de croisements entre les acteurs de la fabrique urbaine, la scène artistique et l’objet de nouvelles métamorphoses. Des « géo-artistes », collectifs d’artistes, d’urbanistes, paysagistes ou citoyens activistes, investissent et enchantent les temps et les espaces de nos villes et nous invitent également à imaginer une nouvelle dimension de la notion d’espace public comme « lieu du faire » dans le sens de « fabriquer ensemble », dans l‘esprit des Makers (Anderson, 2013). Leurs pratiques croisent souvent d’autres démarches et d’autres tendances émergentes qui mélangent partage, pratiques collaboratives et participation entre esthétisation de l’ordinaire et des quotidiens urbains et enchantement extra-ordinaire. Ces nouveaux praticiens urbains et ces géo-artistes ont notamment « l’espace public » et le « faire » en commun, en lien avec la culture Do it Yourself (Hein, 2012) et l’économie du partage ou collaborative.  Avec eux, l’espace public est à la fois une épreuve et un lieu d’expérimentation qui permet d’habiter au sens d’exister, c’est-à-dire de faire l’expérience de la présence en un lieu. En ce sens, ils rejoignent également d’autres mobilisations contemporaines : du Printemps arabe aux occupations potagères en passant par les zones à défendre (ZAD), les Indignados ou Occupy Wall Street. Dans ces projets, le recyclage, le modeste, le frugal, l’art de concevoir des solutions ingénieuses sont souvent mis en avant. Dans les interventions ou aux alentours, entre mobilier en palettes et disco soupe, une « esthétique de la bricole, du temporaire et du fragile » s’impose qui interroge la fabrique de la ville, la misère symbolique (Stiegler, 2003) et l’imaginaire. 


Luc Gwiazdzinski est géographe, enseignant en aménagement et urbanisme à l’Institut de Géographie Alpine (Université Joseph Fourier) de Grenoble et directeur du master Innovation et territoire (www.masteriter.fr). Chercheur au laboratoire Pacte (UMR 5194 CNRS), associé au centre inter-universitaire Mobilità e Tempi Urbani (Milan) et à l’EIREST (Paris 1 Panthéon Sorbonne) il a publié de nombreux travaux sur les questions de temps et de mobilité : La ville, 24h/24, Editions de l’Aube, La nuit dernière frontière de la ville, Editions de l’Aube, Si la route m’était contée, Editions Eyrolles. Co-fondateur du Pôle des arts urbains, il oriente notamment ses travaux sur les articulations et hybridations entre arts urbains et urbanisme. Voir notamment : De l'expérience géo-artistique à un nouveau design métropolitain. Hybridation des pratiques et esthétisation des espaces publics. Serge Dufoulon & Jacques Lolive. Esthétiques des espaces publics, 2014, L'Harmattan, pp.149-183 ; 





TERRITOIRES ESTHETIQUES est un domaine de recherches dont l’objectif est d’éclairer les enjeux ainsi que les mécanismes de fabrication esthétique des territoires. Les relations qu’entretient aujourd’hui l’ensemble des pratiques esthétiques – art public, événement, architecture, design urbain, aménagement paysager – avec l’espace public, de même que la démultiplication des musées et des événements culturels en Europe et dans le monde donnent leurs formes, leurs spatialités et leur sens à ce que nous nommons les Territoires Esthétiques. Quelle(s) valeur(s) les créateurs (artiste, architecte, designer), les objets et dispositifs artistiques, les événements culturels donnent-ils aux projets de développement urbain et territorial ? Par quels vecteurs les représentations produites acquièrent-elles leurs valeurs?

mercredi 8 avril 2015

Conférence nationale de la vie nocturne, Nantes 13 & 14 avril 2015

Conférence nationale de la vie nocturne, Nantes 13 & 14 avril 2015

La vie nocturne est aujourd’hui au cœur des attentions de nombreux acteurs qui n’ont pas forcément pour habitude de travailler ensemble : élus locaux, parlementaires, acteurs socio-économiques, du monde de la culture, universitaires, responsables de lieux, syndicats de travailleurs ou d’employeurs...
Plusieurs initiatives locales ont déjà pris corps ces dernières années pour traiter de cette question essentielle : De quelle manière pouvons-nous aujourd’hui faire cohabiter ceux qui dorment avec ceux qui travaillent et ceux qui font la fête, et même, encore plus, comment faire de la vie nocturne un atout pour nos territoires et non plus un problème à gérer?

Ces questions touchent toutes les grandes agglomérations tandis que des espaces de réflexion et de co-construction des politiques publiques (assises de la vie nocturne, conseil de la nuit...) se multiplient sur nos territoires.
C’est pour toutes ces raisons que nous installons cette « Conférence Nationale de la Vie Nocturne » : une boîte à outils au service des territoires qui a pour vocation de mutualiser les réflexions et les expériences, de permettre la rencontre d’experts, de professionnels, et d’élus pour aborder ces questions en transversalité.

Ensemble, dessinons des perspectives, des méthodologies de travail et proposons des pistes d’évolution du cadre législatif national, voir même européen!

13 avril 2015 / Ouverture : 14 h - 14 h 30 J. Auxiette, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire /
J. Rolland, Maire de Nantes, Présidente de Nantes-Métropole /
E. Lejeune, Président du Collectif Cuture Bar-Bars - Fédération Nationale des Cafés-Cultures
Animation par Sylvain Bourmeau, producteur de l’émission « La suite dans les idées » sur France Culture.

Avertissement : Liste des intervenants sous réserve de confirmation.
Plénière « Ce qui se joue la nuit » 14 h 30 - 16 h 30
Thème : État des lieux avec des universitaires, des professionnels de la nuit, de l’urbanisme et de la sécurité qui ont pu relever les grandes évolutions des comportements et des rapports sociaux dans le cadre de la vie nocturne.
Intervenants : Luc Gwiadzinski, Géographe / Roger Vicot, Président du Forum Français pour la Sécurité Urbaine, Maire de Lomme / Maître Crusoë, Avocat au Barreau de Paris / Christophe Moreau, Sociologue / Gérôme Guibert, Sociologue des musiques populaires à la Sorbonne Nouvelle.

17 h - 19 h Ateliers simultanés

Atelier 1
Comment gérer les nuisances, entre prévention et répression, où placer le curseur ? Quelles médiations? Quels outils d’évaluation?

Thème : Quelles évaluations objectives des nuisances et quelles coopérations mettre en œuvre pour les réduire?
Intervenants : Gilles Nicolas, adjoint au Maire de Nantes / Angélique Duchemin, Agi-Son / Alexandra Siarri, Adjointe au Maire de Bordeaux / Grégoire Turkiewicz, Directeur du service prévention de la délinquance de Marseille / Laurent Messager, Café « La Perle », Nantes.

Atelier 2
Quels espaces pour la vie nocturne dans nos villes?

Thème : Nous sommes face à une équation qui semble insoluble : « Comment faire cohabiter une ville qui fait la fête, une ville qui travaille et une ville qui dort au même endroit et au même moment? » Nous voulons confronter les analyses, les expériences et les projets concrets, les problématiques liées aux activités nocturnes dans les espaces ruraux et périurbains.
Intervenants : Luc Gwiadzinski, Géographe / Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse / Bernard Reynal, Président de « Bistrots de Pays ». / Christine Le Renard, « L’Art-Scène », Nantes. / « Controla Club », Madrid / Véronique Ketelaer, EFUS ( European Forum on Urban Security ), Bruxelles.

Atelier 3
Quelle offre culturelle et quelle vie nocturne pour développer l’attractivité d’un territoire?

Thème : Analyse des grands mouvements éco- nomiques entre concentration des filières et polarisation des offres. Quelle place pour la vie nocturne dans le marketing territorial?
Intervenants : David Martineau, Adjoint au Maire de Nantes / Romain Viennois, « St Christopher’s », Paris / Jean-Yves Sécheresse, Adjoint au Maire de Lyon / Benoit Careil, Adjoint au Maire de Rennes.

14 avril 2015 / 9 h 30 - 11 h 30 Ateliers simultanés

Atelier 4
Hyper-alcoolisation, insécurités, addictions : état des lieux, du fantasme à la réalité.
Thème :
Réalité des phénomènes d’hyper-alcoolisation, les nouveaux comportements addictifs, etc.
Intervenants : Christophe Moreau, sociologue / Phil Hadfield, chercheur Université de Leeds, RU / Nathalie Lancial, OFDT ( Office Français des Drogues et Toxicomanies ) - Cèdre Bleu, Lille.

Atelier 5
La nuit, la culture diffuse et infuse!
Thème : Quelle culture la nuit? Quels espaces pour la culture la nuit? Les pratiques culturelles émergentes naissent et grandissent la nuit : Accompagner, encadrer, laisser-faire?
Intervenants : Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes / André Cayot, Conseiller Musiques Actuelles, DGCA-Ministère de la Culture et de la Communication / Eric Lejeune, Président du CCBB / Stéphanie Thomas, Fedelima / Alexandre Tinseau, FRACAMA / Alain Gralepois, Vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire.

Atelier 6
Du local au national, comment créer une synergie entre citoyens, professionnels et pouvoirs publics?
Thème : Comment mettre en œuvre une trans- versalité efficace, inventer de nouvelles postures, un langage et une culture commune pour mieux appréhender les problèmes autour de la vie la
Intervenants : Sandrine Mazetier, Députée de Paris / Frédéric Hocquard, Conseiller de Paris délégué à la Vie Nocturne / Benjamin Mauduit, Conseiller municipal de Nantes délégué à la nuit / Denis Tallédec, directeur du CCBB.
nuit ? Quelles subsidiarités ? Quelles réglementaires et législatives?
évolutions

Atelier 7
Économie de la nuit :
de nouvelles dynamiques et de nouvelles solutions pour un secteur d’activité qui évolue.
Thème : Les nouveaux outils économiques (BPI, ESS, etc.) qui existent et qui ne sont pas encore investis par les acteurs de la nuit.
Intervenants : Carole Le Rendu - Audencia / Laure Bomy, Fédération Nationale des Boissons / Fédération des Brasseurs / Conseil Régional des Pays de la Loire / UMIH / CPIH Synhorcat / Marc Slypper, Secrétaire national du SNAM- CGT.
Pause 11 h 30 - 12 h

Clôture 12 h - 13 h
Alain Gralepois, Vice-Président du Conseil Régional des Pays de la Loire Benjamin Mauduit, Conseiller municipal de Nantes délégué à la nuit Denis Tallédec, Directeur CCBB
Témoin :
Jean-Michel Lucas, consultant en déformation culturelle, universitaire, ancien DRAC et conseiller au cabinet du Ministre de la culture, Jack Lang.

Lieu de la Conférence :
Conseil Régional des Pays de la Loire 1, rue de la Loire,
44200 Nantes.
Entrée libre sur inscription à cette adresse : http://www.cnvn.fr Des actes de cette conférence seront publiés ultérieurement.

Sept idées pour pédaler même en périphérie des villes, Interview Luc Gwiazdzinski, Terra eco, 8 avril 2015


http://www.terraeco.net/Pour-nous-mettre-au-velo,59345.html


Sept idées pour pédaler même en périphérie des villes
Revue Terra Eco, 8 avril 2015

Permettre la traversée des parcs, supprimer les feux, réduire la vitesse… Voici quelques solutions pour rendre le parcours du cycliste banlieusard moins risqué.

Inconditionnels du biclou et pourfendeurs de la voiture, « essayez donc de passer de Saint-Ouen à Saint-Denis ! », lance Frédéric Héran, économiste spécialiste du vélo, prenant l’exemple de ces deux communes de Seine-Saint-Denis. Si vous relevez le défi, « d’abord vous allez vous faire dépasser par des semi-remorques sur le boulevard Jean Jaurès, à Saint-Ouen. Puis, vous devrez mettre pied à terre pour franchir un terre-plein, avant de vous retrouver devant un raccordement tangentiel, cette voie qu’empruntent les voitures qui sortent à toute berzingue de l’autoroute », détaille l’économiste. Loin des centres-villes, de leurs zones 30 et de leurs pistes cyclables, boulevards périphériques, bretelles d’autoroutes et voies ferrées infranchissables imposent aux cyclistes des détours, allongent leurs trajets et dissuadent finalement le banlieusard d’enfourcher sa monture pour aller au turbin.
« Rapidité, souplesse, accessibilité. » L’éloge des qualités de la bicyclette, énumérées par Pierre Serne, vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge des transports, s’applique difficilement aux territoires balafrés de « coupures urbaines  », « principal frein à l’essor du vélo en périphérie », confirme Frédéric Héran. Pour y remédier, le Club des villes et des territoires cyclables, présidé par le même Pierre Serne, organisait, le 31 mars dernier, la journée « Vélos sans coutures », une rencontre rassemblant les acteurs de la mobilité autour d’un objectif : rafistoler les villes pour inciter leurs habitants à se mettre en selle. Le travail est titanesque, mais des solutions existent.

- Construire des passerelles
« Contrairement aux Pays-Bas, la France a conçu ses infrastructures sans jamais penser au vélo », souligne Frédéric Héran. Résultat, entre 1950 et 1975, le nombre de cyclistes français a été divisé par six. Exemple frappant, « il y a encore dix ans, la Seine était infranchissable sur 50 kilomètres aux cyclistes, à moins de se mettre en danger », illustre l’économiste. Mal parti, le pays ne peut que se rattraper. « Pour éviter les coupures, il n’y a pas 36 solutions, il faut les enjamber », estime Geneviève Laferrère, présidente de la Fédération française des usagers de la Bicyclette (FUB). Telle est l’option retenue par la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) qui depuis 1994 investit 500 000 euros pour « traiter » une coupure par an. En 2014, la municipalité a misé plus gros, déboursant 8,5 millions d’euros pour la construction d’une passerelle enjambant à la fois l’autoroute et les voies ferrées au nord de la ville.

- Tracer des routes à vélos
A Strasbourg toujours, le maire Roland Ries dénonce un « partage inégal de l’espace très favorable à la voiture ». La municipalité projette donc de construire un réseau routier spécialement dédié au vélo. En 2020, Vélostras, un réseau vélo express, sorte de périphérique cyclable, devrait mailler toute la CUS. Egalement à l’étude à Bordeaux, « les vélos routes constituent l’une des meilleures manières de surmonter les effets de coupure », à en croire Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo. « Mais ce sont des investissements très très lourds qui incombent aux collectivités et auxquelles certaines peinent à consentir », reconnaît-il. Consciente de ce coût, Geneviève Laferrère le juge néanmoins « incontournable ». « Pour l’automobile, on a déjà toutes les réponses, investir pour les cyclistes c’est réparer une injustice », estime-t-elle.

- Réduire la vitesse
Si chère soit-elle, la route à vélos ne doit pas être l’unique solution. C’est en tout cas ce qu’estime Luc Gwiazdzinski, géographe et chercheur en aménagement et urbanisme. « Soit on prend le parti de séparer les flux, de cloisonner les modes de transport, et lorsqu’on veut développer un nouveau moyen de transport on rajoute un tube. Soit on reconnaît que la ville est un lieu de frottement, un lieu d’échange, et on fait le pari de l’intelligence de la cohabitation », analyse-t-il. Pour que piétons, cycles et véhicules motorisés circulent en bonne intelligence, un seul levier a fait ses preuves : la réduction des vitesses maximales.
L’Allemagne en a fait la démonstration. « Dans les années 1980, le pays a réduit la vitesse pour éviter que les enfants se fassent écraser rappelle Frédéric Héran. L’effet immédiat mais non voulu c’est que le nombre de cyclistes a explosé », constate-t-il, plaidant pour une extension des zones 30 permettant aux cyclistes et automobilistes de rouler au diapason. Mais quid alors des zones rurales, de leurs nationales et départementales ? Bon gré mal gré, l’économiste prône alors la solution des tubes. « Au-dessus de 50 km/heure, il faut une piste cyclable », tranche-t-il.

- Convertir les autoroutes en boulevard urbain
La bête noire du cycliste, c’est l’axe tout voiture. Pour supprimer cette coupure en évitant de débourser les millions d’euros nécessaires à la construction de ponts, Frédéric Héran prône leur reconversion. « On y ajoute des trottoirs et des passages piétons, on abaisse la limitation de vitesse et l’on obtient un boulevard urbain. Les cyclistes mais aussi les piétons peuvent alors se réapproprier ces espaces. » Au risque de voir les automobilistes pester dans les bouchons ? « Non, assure l’économiste. Depuis quinze ans,on sait qu’en réduisant la vitesse, on réduit le trafic, car le vélo et les transports publics deviennent alors plus attractifs. »

- Permettre la traversée de parcs, d’hôpitaux, de zones industrielles
En plus des coupures linéaires, des surfaces entières se dérobent aux cyclistes : parcs, hôpitaux, cimetières, zones d’activité doivent la plupart du temps être contournés. L’ouverture d’un axe les traversant permet de faire gagner de précieuses minutes. « On peut aussi s’appuyer sur les voies vertes, d’abord pensées comme des aménagements touristiques, pour développer les trajets du quotidien », estime Dominique Lebrun. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, les berges du canal pourraient constituer un itinéraire sans coupure. « Le gros problème, c’est que la ville de Paris possède certains tronçons, les neuf communes traversées et la communauté d’agglomération en gèrent d’autres, sans compter les propriétaires privés, souligne Geneviève Laferrère. Les coupures administratives rendent la prise de décision extrêmement compliquée. »

- Supprimer les feux
Aux bretelles d’autoroutes, voies ferrées et macro-coupures, s’ajoutent les feux rouges, nids de poule, interruptions de pistes cyclables et micro-coupures qui émaillent les villes et transforment les balades de santé en parcours du combattant. Le feu rouge, par exemple, « est exclusivement pensé pour la voiture, il suppose des ralentissements, des accélérations. C’est un cauchemar pour les vélos », souligne Geneviève Laferrère. La ville de Bordeaux a donc décidé d’en supprimer 150. D’autres mettent en place des « ondes vertes » réglées sur le passage des vélos à 20 km/h. « L’idée, c’est d’inverser la perspective, résume Luc Gwiazdzinski. On part du plus faible, le piéton, et on ne prend en considération la voiture qu’au dernier stade de la réflexion. »

-  Multiplier les voies à doubles sens cyclables
A vol d’oiseau, votre destination est à trois coups de pédale. En respectant le Code de la route et évitant les rues à contre-sens, elle s’éloigne. Pourtant deux panneaux et un pot de peinture suffisent à rendre aux cyclistes leur vélocité. « Les villes ont tendance à tracer des pistes allant dans le même sens que la circulation, ce n’est pas indispensable. Pour le même prix, elles peuvent installer des doubles sens cyclables » , plaide Frédéric Héran. Depuis 2010, ces aménagements sont la règle en zones 30 et les municipalités peuvent faire le choix de les généraliser. Le tout sans accroître le danger, puisque le double sens améliore la visibilité.
Pour Frédéric Héran, l’ensemble de ces aménagements, « ne fait que s’inscrire dans un mouvement historique de prise en compte des cyclistes ». Initiée aux Pays-Bas dans les années 1970, puis en Allemagne la décennie suivante, cette tendance émerge lentement en France depuis les années 1990. « Si la France a pris du retard c’est qu’elle a délaissé l’aménagement du territoire », commente Luc Gwiazdzinski. Pour mettre un terme au règne du tout voiture, il est selon lui « urgent qu’elle s’en réempare ».


Amélie Mougey

samedi 21 mars 2015

Interview "La ville la nuit", Luc Gwiazdzinski, Radio Canada, PM, 20 février 2015

Interview "La ville la nuit", Luc Gwiazdzinski, Radio Canada, PM, 20 février 2015

http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=1243205

Interview, Luc Gwiazdzinski, Manifeste de la nuit, Collaboratorio, San Paolo (Brasil)

Interview, Luc Gwiazdzinski, Manifeste de la nuit, Collaboratorio, San Paolo (Brasil), 2014, https://vimeo.com/111531928

Les inscriptions en Master "Innovation et territoire" (www.masteriter.fr) à l'IGA de Grenoble sont ouvertes

Les inscriptions en Master "Innovation  et territoire" (www.masteriter.fr) à l'IGA de Grenoble sont ouvertes :

Inscription
https://www.ujf-grenoble.fr/formation/candidatures-et-inscriptions

Information générales
www.masteriter.fr
https://www.ujf-grenoble.fr/formation/master-mention-sciences-territoire-specialite-innovation-et-territoire-r

Contact administration 
Master 1 Iter. Celine.Piedade@ujf-grenoble.fr
Master 2 iter. marie-sophie.arcaina@ujf-grenoble.fr

Contact pédagogie 
Luc Gwiazdzinski. Luc.gwiazdzinski@ujf-grenoble.fr
Céline Tritz. celine.tritz@ujf-grenoble.fr

Programme 
UE. Innovation territoriale
UE. Méthodologie (SIG, video, enquêtes)
UE. Innovation et développement économique
UE. Innovation, environnement, nature et développement soutenable
UE. Temps et mobilités
UE. Anglais
UE. Découverte des métiers du territoire
UE. Innovation, métropolisation et territoires émergents
UE. Innovation, art et créativité territoriale
UE. Innovation et gouvernance
UE. Innovation, tourisme, nature et loisirs
UE. Innovation et inscription de la nature et des TIC dans les territoires métropolitains
UE. Innovation et prospective
UE. Innovation, communication et design des politiques publiques
UE. Innovation, imaginaires, planifications et utopies
UE. Innovation, citoyenneté augmentée, qualité et bien-être
UE. Méthodologie du mémoire et design collectif
UE. Préparation Insertion professionnelle
UE. Stage et mémoire



Luc GWIAZDZINSKI, Géographe
Responsable du "Master innovation et territoire"
Laboratoire Pacte (UMR 5194 CNRS), Université Joseph Fourier, IGA
14bis, avenue Marie Reynoard
38100 Grenoble France
Tel : 06-43-71-69-44

jeudi 19 mars 2015

Revue Netcom, Networks and communication studies / Réseaux, communication et territoires, Guillaume Drevon, Luc Gwiazdzinski

Revue Netcom, Networks and communication studies / Réseaux, communication et territoires
28-1/2 | 2014

Représenter des populations et des territoires en mouvement
De l'observation des pratiques individuelles à l'intelligence des mobilités
Representing populations and territories in movement. From the observation of individual practices to mobility strategies

Edited by Guillaume Drevon and Luc Gwiazdzinski

http://netcom.revues.org/1504?lang=en

mardi 17 mars 2015

Appel à communication, 3ème conference internationale "Smart sustainable City and big Data" des 27 et 29 juillet 2015 à Shangaï

Bonjour à toutes et à tous,

Appel à communication 3ème conference internationale "Smart sustainable City and big Data" des 27 et 29 juillet 2015 à Shangaï

La conférence, qui aura lieu le 27-28 Juillet, 2015 Shanghai, la plus grande ville de Chine, est co-organisée par IET Shanghai réseau local, IEEE CIS Shanghai chapitre, l'Université de Shanghai, l'Université de Fudan et l'Université de Tongji, l'Université de Technologie en France, l'Université Joseph Fourier, Grenoble, France.

Les travaux de la conférence, y compris tous les papiers acceptés seront publiés par IET. Les travaux seront inclus dans IEL (IEEE / IET Electrical Library) et Ei INSPEC tout en étant soumis à Ei Compendex qui a répertorié tous les articles acceptés des deux dernières éditions de cette conférence phare.

Zoom sur la session 8 que nous organisons autour des questions de chrono-urbanisme :

Track 8: Space-time Planning for Smart City
- Geo-visualizations and Maps for Advancing Urban Geography
- Intelligent Space-time Design and Deployment
- Space-time Policing  and Chrono-urbanism


CALL FOR PAPERS (ICSSC2015)
The 3rd International Conference on Smart Sustainable City and Big Data
July 27-28, 2015, Shanghai, China

Website: http://www.icssc2015.org/

Les soumissions doivent être envoyées (5 à 8 pages) avant le 15 avril 2015 en anglais et format IET (voir lien site  Web)


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Envoyé de mon Minitel



Luc GWIAZDZINSKI, Géographe
Responsable du "Master innovation et territoire"
Laboratoire Pacte (UMR 5194 CNRS), Université Joseph Fourier, IGA
14bis, avenue Marie Reynoard
38100 Grenoble France
Tel : 06-43-71-69-44

mardi 10 mars 2015

conférence Jean Philippe Lachaux, Cycle Avenue centrale MSH Alpes, Luc Gwiazdzinski, 2015

conférence Charles Ramond, Cycle Avenue centrale MSH Alpes, Luc Gwiazdzinski, 2015

conférence Ilios Kotsou, Cycle Avenue centrale MSH Alpes, Luc Gwiazdzinski, 2015

conférence de Lou Burnard, Cycle Avenue centrale MSH Alpes, Luc Gwiazdzinski, 2015

Conférence Stephan Shankland, Cycle Avenue centrale MSH Alpes, Luc Gwiazdzinski, 2015

Conférence Yves Citton, Cycle Avenue centrale MSH Alpes, Luc Gwiazdzinski, 2015

Vidéo de synthèse "Projet Chrono-soirée" - Master Innovation et Territoire (www.masteriter.fr)

Master Innovation et territoire (www.masteriter.fr), Vidéo de restitution "Revitalisation des centres bourgs" à Chasseradès (48)

dimanche 8 mars 2015

Colloque partage, Ideas Day, Luc Gwiazdzinski, Grenoble, 2010

Périphérique, Luc Gwiazdzinski, 2013

Cérémonie du Palmarès des Jeunes Urbanistes - Luc Gwiazdzinski

Cérémonie du Palmarès des Jeunes Urbanistes - Vidéo Dailymotion

▶ Réintroduire du hasard dans la nuit parisienne, Luc Gwiazdzinski, Etats généraux de la nuit, Paris, 2010

▶ Réintroduire du hasard dans la nuit parisienne - Vidéo Dailymotion

Conférence la ville en mutation, Luc Gwiazdzinski, la Rochelle, décembre 2012

Luc Gwiazdzinski Territoires éclatés, territoires augmentés 2007

Les services au rythme des habitants, Luc Gwiazdzinski, conférence à trois temps -...

Les services au rythme des habitants - conférence à trois temps -...

Cité de la réussite 2012 - Gwiazdzinski L., Construire et habiter autrement la ville...

▶ luc Gwiazdzinski - Le temps, Autrans, 2013, Vidéo Dailymotion

▶ luc Gwiazdzinski - Vidéo Dailymotion

Temps synchrone, temps asynchrone, Luc Gwiazdzinski

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Entretien avec Luc Gwiazdzinski - Naked-Town.com

L'objet de mes recherches : Luc Gwiazdzinski